Des chercheurs américains viennent de mettre au point une nouvelle formule mathématique qui pourrait remplacer l’Indice de Masse Corporelle (IMC). Cet outil appelé SBSI, beaucoup plus précis, prend en compte des éléments tels que la répartition de la masse grasse et le tour de ventre.

La formule du SBSI, beaucoup plus complexe que celle de l'IMC, prend en compte notamment le tour de taille.

L’

IMC est utilisé pour déterminer si une personne est ou non en

surpoids. Sa formule est uniquement basée sur la taille et le poids. Selon les tranches d’IMC, vous serez ainsi en situation de maigreur (IMC inférieur à 18,5), à un poids normal (entre 18,5 et 25) ou en surpoids (IMC > 25). Ces tranches donnent une idée de la corpulence, et indirectement de l’état de santé général ou du moins de sa probable évolution. En effet, les personnes obèses sont plus à risque de développer des

pathologies cardiovasculaires, un

diabète ou encore certaines formes de

cancers.Des déterminants anthropométriques importantsDes scientifiques de la West Virginia University aux Etats-Unis viennent de mettre au point une nouvelle formule mathématique qui serait plus précise pour évaluer la corpulence du patient et les risques de mortalité associés : il s’agit du SBSI pour “surface-based body shape index“.Pour arriver à cette nouvelle formule, ils ont suivi près de 12 000 personnes, hommes et femmes, âgés de 18 à 85 ans et ont étudié la mortalité (toutes causes confondues) sur 8 ans. Leur formule mathématique prend en compte “quatre déterminants anthropométriques importants de la taille du corps et de la forme du corps“ : la

surface corporelle (BSA pour “body surface area“), la mesure de l’épaule à l’entrejambe et retour – (VTC pour “vertical trunk circumference“), la taille (H pour “height“) et le tour de taille (WC pour “waist circumference“). Cette formule est la suivante :

Un indicateur qui se concentre sur la répartition des graissesSelon les auteurs de cette étude parue dans la revue PLOs One, le but de ce nouvel indicateur est de “se concentrer sur la répartition de la masse grasse“. Des études précédentes ont en effet pu établir un lien entre, par exemple, la graisse abdominale et le risque de maladie cardiovasculaire ou de diabète.Les scientifiques ont également testé la pertinence de leur indicateur et constaté que l’augmentation du SBSI est parfaitement corrélée avec l’augmentation de la mortalité (toutes causes confondues), ce qui n’est pas exactement le cas de l’IMC. De plus, le SBSI augmente de manière linéaire avec l’âge.L’IMC est un outil très utile pour les particuliers et les professionnels de santé. Mais il a ses limites : par exemple, il ne peut être utilisé pour les femmes enceintes, les jeunes enfants ou les sportifs de haut niveau. De par sa simplicité, il restera très certainement un indicateur de référence. Le SBSI pourrait être utilisé en complément par le corps médical, pour déterminer de manière plus précise les risques qu’encourent des personnes souffrant d’obésité. Violaine BadieSource : Surface-Based Body Shape Index and Its Relationship with All-Cause Mortality ; Syed Ashiqur Rahman, Donald Adjeroh ; PLOsOne 28 décembre 2015 (

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